Nouvelles de Nguekokh - mai 2021

Bilan intermédiaire de mai 2021.

Il donne des informations sur la situation des actions en cours :

  • boulangerie de Nguekokh
  • boulangerie de Sindia_Gandigal
  • la formation des jeunes
  • la gestion des déchets

 

 

 

Boulangerie de Nguekokh

→ Pendant le Ramadan, la production journalière se situait entre 1200 et 1500 pains.

Des travaux ont été entrepris suite à la formation à l'hygiène, de manière à pouvoir répondre aux normes exigées en la matière, par les services de l'Etat :

▪ remplacement du mur de séparation entre le fournil et la boutique, élevé en contreplaqué par un mur en dur.

▪ Carrelage posé dans le fournil à hauteur d'1,50 m.

▪ des placards installée pour servir de vestiaires aux employés.

D'autres travaux ont aussi été entrepris pour tenter de limiter les effets de la chaleur sur les employés et le matériel. la boulangerie est orientée plein sud et pendant les fortes chaleurs du mois de mars jusqu'en octobre /novembre, la température est très élevée dans les locaux.

Une structure en bois reposant sur des piliers est donc en train d'être installée devant le fournil et le magasin.

En terme de stratégie commerciale, le GIE du pain doré a pris la décision de ne plus proposer que deux prix : l'un à 105 FCFA, l'autre à la boutique à 150 FCFA. En fait, une personne vient acheter les pains à la boutique pour les remettre à chaque dépôt, avec l'assurance de tout revendre et de ne pas ramener le pain invendu. Donc, plus de pertes en terme de production et moins d'essence au quotidien.

 

Le bilan financier des six derniers mois de l'année 2020 nous a éte transmis.

Il est plutôt satisfaisant malgré la période difficile que le Sénégal a connue. Les bénéfices sont limités et en dessous des prévisions mais ça aurait pu être bien pire !!

Une remarques par rapport au bilan : l'investissement pour le four n'a débuté qu'en janvier 2021, il n'apparaît donc pas dans le bilan. 

Boulangerie de Sindia_Gandigal

La production journalière varie entre 450 et 500 pains : elle parvient à l'estimation réalisée lors du montage de projets pour que l'initiative soit viable. L'un des dépôts prend à lui seul, chaque jour entre 200 et 250 pains et ce, sepuis une quinzaine de jours.

→ l'emplacement de la boulangerie laisse à penser qu'elle pourrait peut-être être plus rentable que celle de Nguekokh. Un pôle commercial est en train de se construire juste à côté, créant ainsi un dynamisme économique qui devrait rejaillir sur la boulangerie. Le GIE du pain doré a d'ailleurs jugé utile de louer un autre espace, jouxtant la boulangerie, pour anticiper cette dynamique. Cette initiative pourrait paraître prématurée mais la crainte que le local soit loué par quelqu'un d'autre a précipité la décision. Le propriétaire étant le même que les locaux actuels, la négociation a pu aboutir à 185 € pour le tout, le prix actuel s'élevant à 150 €.

 

le nombre de salariés est le suivant :

- 3 boulangers. L'un des boulangers de Nguekokh est allé mettre en œuvre le démarrage de l'activité, pendant quelques semaines, de manière à ce que les boulangers de Gandigal soient rapidement opérationnels.

- une vendeuse et une autre qui la remplace occasionnellement.

- Un gestionnaire : il s'agit d'un professeur, originaire de Gandigal qui fait office de gestionnaire. Pour l'instant, il n'est pas salarié. Mais à l'avenir, une fois l'entreprise bien consolidée, il pourrait l'être officiellement.

Boul faconnage1
Boul faconnage2
Boul faconnage3

 

De même, les deux boulangeries s'alimentent mutuellement : si l'une a besoin de pains supplémentaires, elle fait appel à l'autre et vice et versa. Les équipes semblent bien s'entendre et sont solidaires. Les échanges sont réguliers et fructueux.

 

La formation des jeunes

La troisième session de l'année 2021 a eu lieu en avril et, comme les précédentes, tout s'est bien passé.

 l'origine socioprofessionnelle des participants à ces journées de formation est  la suivante:

▪ enseignement, secteur administratif, tourisme : 10 personnes.

▪ Activité libérale ou entreprenariale (débutant) : 20

▪ activité entreprenariale ancienne : 15

 

Les prochaines sessions de formation auront lieu à Mbour, la Somone et Sindia.

Pour rappel, ce projet est financé par le CD de l'Allier et le fait que des jeunes de tout le département de Mbour aient pu s'y inscrire, voir au-delà du département, se justifie amplement.

D'ailleurs, à ce propos, nous avons eu, vendredi 7 mai une visio conférence avec un élu du département de Mbour, délégué par le Président pour renouer avec le CD 03. Jean Jacques Rozier, l'élu en charge de la coopération internationale était présent.

Il en résulte qu'une convention quadripartite sera rédigée, dans laquelle les missions incombant à chaque partie concernée seront bien précisées pour éviter les erreurs ou les malentendus passés. Nous espérons que cette viso conférence permettra au CD 03 de renouer avec son homologue, et la promesse d'utiliser plus régulièrement cet outil de visio conférence a été prise entre les deux collectivités, de manière à pouvoir suivre plus efficacement les projets.

L'action covid départemental va aussi et enfin se réaliser : l'argent avait été envoyé depuis le mois d'octobre mais les choses ont traîné. Jean Jacques Rozier a bien reprécisé les choses, à savoir que l'argent devrait être rendu si l'action ne se faisait pas. Entretemps, nous avons utilisé la somme pour la boulangerie de Gandigal. L'équivalent vient d'être envoyé pour l'action covid.

Formation jif afrik1
Formation jif afrik2
Formation jif afrik3

La gestion des déchets

Origine de la relance du projet :

Après le séminaire de mai 2018 qui, contrairement à ce que nous pouvions croire, a eu un effet plutôt satisfaisant , Jean Louis en premier lieu avec Vivasioule (Anglique Rigaud, Directrice) et Marie Hélène Barnabé, administrative de Vivasioule et membre de la commission développement durable de Teraanga puis moi-même, avons réfléchi à la manière dont nous pourrions rebondir pour envisager un autre projet, mais à l'échelle de la commune de Nguekokh.

S'en est suivi une rencontre entre Angélique Rigaud, Marie Hélène Barnabé, Jean Louis Champagnat et le directeur adjoint du Sictcom Sud Allier, très intéressé par ce projet. Il nous a demandé de leur fournir des éléments pour présenter la méthodologie et les orientations souhaitées.

Pour répondre à cette demande, j'ai contacté Resapcoop qui nous a mis en relation avec le GRET (groupe de recherche et d'échange technologique) et le CEAS (Centre d'écologie Albert Schweitzer) ONG suisse, implantée au Burkina Faso et au Sénégal et spécialiste en gestion des déchets.

 

J'ai fait une visio conférence avec ces trois structures les 3 et 4 mai. il en résulte qu'une approche multi acteurs est essentielle à la réussite d'un tel projet. LE CEAS qui a déjà des projets en cours au Sénégal, y compris dans notre zone d'intervention (la Somone, Ngaparou et Sally qui ont démarré un projet avec la Saco, Service d'assistance canadien aux organismes, peu de temps après le séminaire que nous avions organisé en mai 2018. Ces trois communes plus 3 autres se sont constituées en intercommunalité pour ce projet : on peut supposer que le séminaire a permis cette prise de conscience qu'une commune, seule, peut difficilement supporter les charges inhérentes à la gestion des déchets.)

Le CEAS se propose, dans un premier temps, de faire un atelier autour duquel seront réunis tous ces multi acteurs, y compris un ou plusieurs représentants de la commune et ensuite de nous faire une proposition technique et financière pour le diagnostic.

Le collectif sera saisi prochainement pour lui soumettre cette initiative et sera chargé d'identifier toutes les personnes représentantes des composantes de la population pour participer à cet atelier.

 

Texte élaboré par Martine Rabeyroux Présidente de Teraanga France

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