Nos actions en matière de santé

Nous soutenons deux postes de santé et deux maternités dépendant de ces postes sur la commune de Nguekokh qui compte environ 35000 habitants.

Nous avons participé à la construction de la maternité du poste 2 en 2017.

Depuis deux ans, Teraanga finance l’achat d’un complément de médicaments pour que les postes de santé puissent faire face à un taux de fréquentation plus élevé, en raison de l’hivernage (saison avec beaucoup de pluie et donc beaucoup de moustiques, deux facteurs qui alimentent le paludisme dont certaines formes peuvent être fatales) : le montant de l’aide s’élève à 1200 €.

Les postes de santé ne disposent que du strict nécessaire qui permet de faire face aux soins les plus courants qui seraient pris en charge par la médecine générale en France. Ils sont gérés l’un et l’autre par deux infirmiers. Aucun médecin n’intervient sur la commune. Quand les cas sont plus graves ils sont dirigés vers le Centre de Santé ou l’hôpital de Mbour.

Chaque année des élèves sages-femmes et infirmières de Clermont Ferrand et des élèves assistantes sociales de Moulins effectuent un stage de formation de plusieurs mois dans ces postes de santé. Elles sont accueillies à la Maison du Jumelage de Nguékokh et encadrées pendant leur stage par les deux infirmiers des postes de santé.

La santé reste une question importante pour les populations de Nguekokh et du Sénégal car les moyens déployés sur place sont insuffisants et les pathologies sont parfois graves, comme le paludisme par exemple. Il faut savoir que les soins sont payants et qu’il n’y a que peu, voire parfois pas de matériel ou de médicaments dans les hôpitaux. Les populations sont alors obligées d’acheter ce matériel pour se faire soigner.

Notre soutien est donc important pour ces populations.

Voici comment est organisé le système de santé sur la commune au travers du fonctionnement de ces deux postes.

Statut juridique

Les postes de santé dépendent de la pyramide sanitaire correspondant à:

-l’état via le ministère

-la région

-le district qui correspond au niveau opérationnel. Il y a un centre de santé par district. Un centre de santé regroupe plusieurs postes de santé.

Pour ce qui concerne les postes de santé de Nguekohk, ceux-ci dépendent de la région médicale de Thiès et du district de Mbour. Le district de Mbour regroupe 29 postes de santé et un centre de santé.

Les postes de santé sont sectorisés. Pour le poste 1, le secteur géographique correspond à la gauche de la route nationale de Gandigal à Bandia.

Personnels (du poste 1)

-un infirmier d’état son niveau d’étude correspond à la 5ieme année de médecine en France. Il joue donc le rôle de médecin.

-une assistante infirmière qui correspond à une infirmière en France

-un aide infirmier (équivalent d’un aide-soigant)

-un agent communautaire (aide soignant formé sur le tas)

-un dépositaire (pharmacien)

-deux sages-femmes

-trois matronnes

-une technicienne de surface

Financement

-L’Etat donne un fond de dotation redistribué par la mairie sous forme de médicaments et d’un appui carburant. Le matériel n’est pas fourni dans la dotation. C’est le comité de développement sanitaire qui recherche d’autres fonds pour en acheter.

-La commune pourrait augmenter ce fond mais elle ne le fait jamais.

-La participation communautaire (le prix payé par la population pour les consultations).

500 francs cfa la consultation. Gratuité pour les 0/5ans

-Le comité de gestion présidé par le maire.

Aucune subvention allouée.

-Le comité de développement sanitaire qui recherche des partenaires

Composé d’un secrétaire exécutif et d’un trésorier, il se réunit tous les mois.

 

Il est à noter que chaque commune propose une mutuelle, mais beaucoup de familles n'en profitent pas.

C’est l’état qui prend 50 pour cent de la cotisation en charge.

Le malade est remboursé à 80 pour cent.

→ Terranga est en négociation avec une ONG espagnole qui est en train de mettre en place une mutuelle pour 3500 ménages, soit une couverture de santé pour environ 16 000 personnes. Compte tenu du contexte social et sanitaire du Sénégal, il faut trouver des solutions pour permettre aux populations d’accéder aux soins, tout en aidant les postes de santé à s’équiper. Agir sur l’un sans agir sur l’autre ne fait que maintenir une situation insoutenable, à savoir des postes de santé dont l’équilibre financier ne peut jamais être atteint si la grande majorité des habitants d’une commune ne sont pas en capacité de payer cet accès aux soins. Leur permettre de bénéficier d’une mutuelle devrait résoudre cette équation.

Population concernée

 

Entre 800 et 850 malades par mois viennent consulter.

60 accouchements par mois en moyenne

Soins prodigués

 

Médecine générale et petite chirurgie

Vaccinations

Pansements

Suivi nutritionnel

Consultations pré et post natales

Planification

Prise en charge des fausses couches

Accouchement

Suivi petite enfance